Légende amérindienne
Selon la légende, Nokomis (La terre) aurait été la première à percer des trous dans le tronc des érables et à recueillir directement le sirop d'érable. Manabush, constatant que cette sève était un sirop prêt à manger, alla trouver Nokomis et lui dit: «Grand'mère, il n'est pas bon que les arbres produisent du sucre aussi facilement. Si les hommes peuvent ainsi sans effort recueillir du sucre, ils ne tarderont pas à devenir paresseux. Il faut tâcher de les faire travailler. Avant qu'ils puissent déguster ce sirop exquis, il serait bon que les hommes soient obligés de fendre du bois et de passer des nuits à surveiller la cuisson du sirop.»

Il n'en dit pas plus long, mais craignant que Nokomis reste indifférente à ses paroles et qu'elle néglige de prendre des mesures pour empêcher les hommes de devenir paresseux, Manabush grimpa au haut d'un érable avec un vaisseau rempli d'eau et en versa le contenu à l'intérieur de l'arbre, dissolvant ainsi le sucre qui se trouvait dans l'érable.

Depuis ce temps, veut la légende, au lieu d'un sirop épais, la sève contient 1 % à 2 % de sucre, et, pour obtenir du sucre, il faut dorénavant travailler.

Les premiers colons
Dès les premiers jours de la colonie, ce sont les Amérindiens qui apprennent à nos ancêtres à entailler le tronc de tarbre au début du printemps, à recueillir la sève et à la faire bouillir. Cette pratique passe rapidement dans les mœurs des colons pour qui le sirop constitue aux 17e et 18e siècles une importante source de sucre.  Les premiers colons faisaient bouillir la sève d'érable dans des chaudrons de fer. Utilisant des abris rudimentaires pour se protéger, ils allaient «courir» les sucres. C'était pour eux, comme ce l’est pour nous aujourd'hui, une période de réjouissance qui signifiait la fin de l'hiver et l'avènement du printemps.
Les cabanes à sucre d'aujourd'hui sont apparues au début du 19e siècle et la tire d'érable servie sur la neige demeure toujours un incontournable.
Photo :gracieuseté TCN
Le Journal de Montréal, samedi 17 mars 2007
Vidéo
Une coutume héritée des peuples amérindiens
Retour sur la petite histoire du sirop d’érable

Il faut remonter à plus de 300 ans dans le passé pour retracer les origines de cette tradition que l'on a héritée des Amérindiens
Les cabanes à sucre d'aujourd'hui sont apparues au début du 19e siècle et la tire d'érable servie sur la neige demeure toujours un incontournable.
La Fédération des producteurs acéricoles du Québec propose un voyage dans le temps qui relate la petite histoire de ce qui allait devenir une de nos grandes richesses naturelles que l’on exporte partout dans le monde.
Découverte
    Si les érables coulent au printemps depuis la nuit des temps, la coutume d'en recueillir la sève et de la faire bouillir
pour en obtenir du sirop nous vient des Amérindiens. Bien avant l'arrivée des Blancs, les premières nations en
appréciaient la valeur énergétique et nutritive. Pratiquant une entaille rudimentaire avec leur tomahawk, ils fixaient
au bas de cette entaille un copeau de bois qui acheminait l’eau d'érable vers un récipient d'écorce. Ils faisaient bouillir la sève ainsi recueillie dans des contenants d'argile pour obtenir du sirop d'érable.
sogalinebi = Eau sucré
Exemple embalage
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